Pions doublés est le troisième épisode du jeu de la dame.

Synopsis[modifier | modifier le wikicode]

Souvenir de Beth[modifier | modifier le wikicode]

Dans un souvenir de Beth qui remonte au temps où elle était encore avec sa mère, celle-ci va se baigner. Elle plonge, et Beth s’inquiète de ne pas la voir refaire surface. Finalement, Alice revient et prend Beth dans ses bras. Cette scène ne figure pas dans le livre.

Plusieurs scènes d’immersion sont présentes dans la série, notamment au début de l’épisode 1 (Beth sort de la baignoire de son hôtel) et dans l’épisode 4 (elle se baigne dans la piscine de l’hôtel à Mexico City).

Tournoi de Cincinnati 1963[modifier | modifier le wikicode]

Beth participe au tournoi de Cincinnati, elle prend une chambre d’hôtel avec Alma.

Benny Watts, le champion des États-Unis en titre, explique à des spectateurs comment il a gagné une partie en plaçant une tour sur la septième rangée, ce qui est réellement un gros avantage la plupart du temps. Il explique ensuite à quel point la défense Caro-Kann (1.e4 c6) l’ennuie « que des pions et pas d’espoir ». Une description caricaturale étant donné qu’une Caro-Kann peut très bien conduire à une partie très animée ou spectaculaire, c’est d’ailleurs le cas de la partie Harmon-Ganz de l’épisode 1. Il montre ensuite une partie issue de cette ouverture.

Partie montrée par Watts

Beth propose ♘xf6 afin de doubler les pions noirs, c’est-à-dire qu’une fois que les noirs reprennent par gxf6, deux de leurs pions sont sur la même colonne (f). C’est généralement une faiblesse car les pions avancent en ligne droite et prennent en diagonale : ils sont donc forts à plusieurs sur des colonnes voisines, pas sur la même. Cependant, Watts dédaigne cet argument et dit que les noirs gagnent. La position suivante arrive ensuite, sans qu’il soit clair par quelle suite de coups elle est obtenue de la précédente :

Partie montrée par Watts

Beth et un spectateur proposent en même temps une très grosse erreur :1.♕xc4??, ce à quoi Watts répond par 1…♖e1+ et les noirs gagnent car les blancs ont le choix entre 2.♔h2 ♕h1# et 2.♖xe1 ♕xc4, et les noirs ont gagné la dame blanche contre une tour, ce qui leur donne un avantage décisif. Un spectateur indique que Watts leur a montré une partie Mieses-Reshevsky, celui-ci précise qu’elle a été jouée à Margate en 1935. C’est vrai (voir la partie sur Chessgames), à ceci près que la position correspondante n’est pas exactement celle montrée dans la série.

Mieses-Reshevsky après 30…♖e4

Jacques Mieses (1865-1954), un des meilleurs joueurs de son époque, n’a pas joué 31.♕xc4?? mais 31.♖d1, comme indiqué par le spectateur (il a tout de même perdu). Samuel Reshevsky (1911-1992) était effectivement un enfant prodige, comme dit dans la série.

Beth gagne facilement sa partie. Elle rencontre Matt et Mike, qui participent au tournoi. On la voit finir la partie suivante avec les blancs :

Harmon-NN, Cincinatti

1…♗g6 2.♕xe5 ♖xb2 3.♕e6+ 1-0 (les noirs abandonnent)

Pour sa dernière partie, elle affronte Rudolph, un maître USCF. Comme dans le livre, elle a une tour, un cavalier et trois pions[1], mais le reste est inédit dans la série, à commencer par la présence d’une pièce de plus pour chaque camp.

Rudolph-Harmon, Cincinatti

Les blancs sont en échec. La partie se termine par 1.♔e3 ♘xe2+ 2.♔xe2 ♖d2#

Alma, satisfaite du bilan financier du tournoi, devient l’agente de Beth et lui demande une commission de 10%. Contrairement au livre, où celle-ci accepte[2], elle porte le chiffre à 15%. Alma continue de conduire Beth de tournoi en tournoi, inventant à chaque fois une excuse pour raisons de santé. Elles prennent l’avion pour Houston, où se déroule un tournoi de Noël.

Lexington 1963[modifier | modifier le wikicode]

Beth décide d’apprendre le russe, comme certains véritables joueurs (Fischer par exemple), car à l’époque les joueurs du top étaient pour la plupart soviétiques, de même que les meilleurs livres et journaux.

Une journaliste de Life réalise son portrait, n’écoutant guère ce que dit Beth pour chercher plutôt des éléments de psychologie de comptoir et suggérant un lien entre génie et folie (certains joueurs d’échecs ont en effet finis fous, Morphy par exemple, mais aucun rapport entre le jeu et la santé mentale n’a été trouvé). Alma interrompt l’entretien.

Beth n’est plus une paria au lycée, mais devient au contraire très populaire. Margaret l’invite à une soirée du groupe Apple Pi, Beth y va et s’y ennuie terriblement.

Tournoi de Las Vegas 1966[modifier | modifier le wikicode]

Liens externes[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Walter Tevis, The Queen’s Gambit, Weidenfeld & Nicolson, Londres, 2016, p. 89.
  2. Walter Tevis, The Queen’s Gambit, Weidenfeld & Nicolson, Londres, 2016, p. 90.
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